Strasbourg-Méditerranée | Le chaâbi ou le blues de la casbah
L'association Strasbourg-Méditerranée est pensée et conçue comme un réseau. Elle œuvre à valoriser et promouvoir en Alsace l'histoire, les mémoires et les cultures de la Méditerranée. Elle organise le Festival et en alternance, tous les 2 ans les Rencontres de Strasbourg-Méditerranée.
Strasbourg-Méditerrané; strasmed; Alsace; histoire; mémoire; culture; festival; littérature; musique; rencontres
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En reprenant «Ya Rayah» de Dahmane El Harrachi, Rachid Taha avait rendu un grand service à la cause du chaâbi, dénommé ainsi par opposition à l’andalou jugé trop savant. Ce style, nommé d’abord « medh » puis définitivement « chaâbi » en 1947 par le musicologue Safir El-Boudali, enflamme de plus en plus les pistes de danse (L’Orchestre National de Barbès, Lili Boniche ou Reinette y sont aussi pour quelque chose). Aujourd’hui encore, cette musique, dont le héraut moderne fut Kamel Messaoudi, continue de rythmer la vie des ruelles de la Casbah d’Alger, son berceau géographique, de certains quartiers de Mostaganem, Annaba ou Blida et des venelles de la haute ville de Tizi-Ouzou, en Kabylie. Il reste le seul médicament qui soulage les âmes en détresse des hittistes (teneurs de murs), des zawali (pauvres et solitaires) et des dockers, nostalgiques de l’époque où l’on écoutait El Anka, Abdelkader Chaou, Amar El Achab ou Guerouabi dans les cafés, lieux de vie du genre, où circulaient bières, thés et haschisch. 
Le master class, animé par Rabah Mezouane, évoquera, documents sonores à l’appui, la saga de ce style unique et propre à la capitale algérienne.

 

 

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