Strasbourg-Méditerranée | FACES – Maram Al-Masri et Shezar
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FACES – Maram Al-Masri et Shezar

CONCERT

FACES
Maram Al-Masri et Shezar

Proposé par l’Assoce Pikante

Mercredi 6 décembre
20h30

Espace Django Reinhardt

PT : 15€
TR : 10€
ABO : 8€
CARTE CULTURE, ATOUTVOIR : 6€

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Subtil mélange de jazz oriental, de poésie, et de vidéo, Faces met en lumière les mots de femmes d’Orient et présente dans cet écrin un féminisme moderne célébrant l’amour, les femmes et la liberté. Avec simplicité et un lyrisme désarmant et percutant, Maram Al-Masri écrit sur ces thèmes universels, sur la violence, la douleur et l’exil.

Les mots, crus et puissants, récités en arabe, alliés à des mélodies simples et profondes, font de cette rencontre un véritable bijou de poésie. Les textes travaillés vidéo avec des traductions projetées en direct, font entendre d’une autre façon cette voix unique.

Le spectacle est précédé d’une petite forme mêlant poésie et musique, restitution de la rencontre entre Maram Al Masri et les habitants du quartier du Neuhof, dans le cadre du projet d’action culturelle menée par l’Espace Django et les artistes de Faces.

 

Shezar est le fruit de la rencontre de quatre musiciens venus de Syrie, de France et de Norvège. Ils déploient
un univers onirique, dans un ailleurs perdu au bord du Tigre, du Jourdain, du Danube et de la Méditerranée et 
une musique inspirée, à la fois riche et vaporeuse, dans une atmosphère particulière où les mélodies, à la fois simples et évocatrices, sont soutenues par une rythmique jouant sur la finesse des musiques venues d’orient.

Hassan Abdalrahman (Syrie) : oud (luth oriental) / Kjetil Selvik (Norvège) : Clarinettes / Nicolas Beck (France) : contrebasse, Tarhu / Fabien Guyot (France) : percussion

Maram Al Masri est née en Syrie en 1962. Elle entreprend des études à Damas, avant de s’exiler à Paris où elle connaît une situation difficile. En 2003, son recueil de poèmes Cerise rouge sur un carrelage blanc la révèle au public francophone. Quatre ans plus tard, elle obtient le prix de poésie de la SGDL pour Je te regarde, avant de publier Je te menace d’une colombe blanche aux éditions Seghers. Sa poésie, saluée par la critique des pays arabes et traduite dans de nombreuses langues, fait d’elle une des grandes voix féminines du Moyen-Orient. Elle a publié aux Éditions Bruno Doucey, Par la Fontaine de ma bouche en 2011, La robe froissée en 2012, Elle va nue la liberté en mai 2013  (Prix Antonio Viccaro 2013 et prix Prix Al Bayane 2013) et Le Rapt en 2015.

« En ce matin nordique
le soleil essuie ses vitres
de la poussière de la nuit
en écartant les nuages épais
Il lâche ses cheveux
qui tombent avec douceur
sur les épaules de la ville noyées de brume
comme un châle de dentelle
tissé par les femmes de l’usine
et les grands-mères »

Extrait de La robe froissée Ed. Bruno Doucey (2012)

 

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